Le Wu Xia Pian

Le Wu Xia Pian hong kongais est un terme qui désigne le "film de sabre" et qui se rapproche plus ou moins du film de "cape et d'épée" européen ou au film de Chambara japonais. La différence principale avec les films de kung fu réside dans le fait que les protagonistes se battent à mains nues plutôt qu'avec une épée, arme noble...the sword

Le Xia du cinéma est plus proche de l'escrimeur occidental de la Renaissance que du chevalier du Moyen Age. A l'instar du samourai sans maître des Chambara (le ronin), le Xia possède nombre de vertus physiques et morales : courage, loyauté, altruisme, honneur... Le Xia chinois ne doit son rang qu'à sa volonté et son mérite, indépendamment de son statut social d'origine et est souvent vêtu de blanc en signe de pureté. Il utilise son épée pour défendre les opprimés ou ses proches contre les forces du mal, conformément à l'idéal confucéen.

la rage du tigreA l'origine du Wu Xia Pian, le fantastique était très présent. Et l'on pouvait voir des maître en arts martiaux faire des sauts incroyables et même voler.

Dès 1928, le Wu Xia Pian apparaît dans le cinéma chinois. Entre 1930 et 1960, on voit nombre de films cantonais sur les écrans. Mais le cinéma mandarin va peu à peu leur voler la vedette. C'est la Shaw Brothers, Chang Cheh et Liu Chia Liang qui vont donner aux Wu Xia Pian leurs lettres de noblesse. En s'inspirant du western spaghetti, et surtout du Chambara japonais qui était très populaire à Hong Kong grâce à la série des Zatoichi, les films de Chang Cheh deviennent ainsi plus réalistes, plus sérieux, plus violents que leurs prédécesseurs cantonais, ainsi que les techniques martiales plus abouties. Le thème récurrent de ces films est la quête de vengeance.

L'arrivée de Bruce Lee dans les années 1970 va faire de l'ombre au Wu Xia Pian qui va peu à peu céder sawu xia piang place aux films de Kung Fu vers lesquels sera obligé de se tourner Chang Cheh. Il faudra attendre les années 1980 pour revoir du Wu Xia Pian. The Sword de Patrick Tam en 1980 et Duel to the Death de Ching Siu Tung en 1983. Mais c'est surtout grâce à Tsui Hark que l'on reverra des films de Wu Xia Pian de qualité comme Zu, les guerriers de la montagne magique en 1982 qui est un véritable hommage aux films de sabres cantonais fantastiques et virevoletant. Au début des années 1990, il nous livre Histoires de Fantômes Chinois (1989), Swordman (1990), Iron Monkey (1993) , avant de révolutionner le genre en 1996 avec The Blade...

Quelques uns des meilleurs Wu Xia Pian :